Historique

A la rentrée 1881/1882 la ville de Rennes fonde l'Ecole manuelle d'apprentissage rue d'Echange. Elle accueille 16 élèves. C'est en septembre 1885 que cette école fait son entrée officielle dans le monde scolaire sous le nom d’Ecole Professionnelle municipale d'apprentis. 52 élèves fréquentent l'école en 1888, 55 en 1891. 

 

En 1892, l'école devient Ecole Pratique d'Industrie en passant de la Ville au Ministère du Commerce et de l'Industrie. 

Dans la nuit du 23 au 24 septembre 1898, un incendie détruit les ateliers de l'école

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La question se pose alors de sa réinstallation compte-tenu de l'exiguïté des locaux et des terrains rue d'Echange. La municipalité décide de choisir un emplacement plus central. La reconstitution se fait boulevard Laënnec et l'école est ouverte en septembre 1902. 

 

 

 

De 1902 à la 1ère guerre mondiale, l'Ecole pratique d'Industrie continue sa marche ascendante. A la veille de 1914, il y a 166 élèves; les ateliers sont au nombre de quatre: mécanique et tour sur métaux, forge et serrurerie, menuiserie ébénisterie et modèlerie, électricité.  L'Ecole produit elle-même son énergie électrique: elle possède une machine à vapeur et un moteur à gaz. Au lendemain de la guerre, l'Ecole craque de toutes parts. Des agrandissements sont réalisés.

 

En 1936 l'établissement dispose d'ateliers d'ajustage, de forge, de menuiserie, d'une salle de technologie, de locaux pour l'enseignement de l'électricité et l'enseignement   commercial, d'une vaste salle de dessin. L'Ecole devient Ecole pratique de commerce de l'industrie. 

 

Pendant la seconde guerre mondiale, suite à des bombardements, l'Ecole pratique s'exile dans les locaux du pensionnat Saint-Etienne. La forge est complètement détruite en 1944. L'établissement rouvre ses portes en octobre 1945 avec 375 élèves. Entre-temps, il devenu Collègetechnique.


En 1950, un essor est donné à la branche commerciale comptable qui attire 83 élèves. Le manque de place et l'absence d'internat se font toujours cruellement sentir. C'est pourquoi, en 1953, la Ville achète des terrains rue Robidou, à 500 m. En 1959 s'ouvrent des classes de techniciens et le collège Technique devient Ecole nationale d'enseignement technique (ENET). 

 

En 1965, les ateliers des Métiers du Livre s'installent rue Bertrand Robidou. Un internat est construit. Le collège technique devient un C.E.T annexé au Lycée Joliot -Curie. 


En 1971, le groupe « Laënnec » et le groupe « Robidou » forment un Collège d'Enseignement Technique autonome. 

 

Conformément aux instructions ministérielles, le CET devient, en 1977, le Lycée d'Enseignement Professionnel Laënnec-Robidou, et, en 1986, Lycée Professionnel Laënnec-Robidou.    


En 1992, les sections Industries graphiques sont transférées au Lycée Professionnel Coëtlogon. 


En septembre 2007, le lycée change de nom et devient lycée professionnel Charles Tillon.

 

Scolarité :
Après l'école primaire (rue de l'Echange), il entre à « l'Ecole d'Industrie » en 1910, boulevard Laënnec (notre lycée aujourd'hui) ; et en sort en 1913.
Le jeune travailleur :
Après quelques jours à l'usine Grenier, il est embauché aux ateliers Perchais (machines agricoles) comme ajusteur.
Le soldat :
En 1916, il prend un engagement de 5 ans dans la marine comme mécanicien. Il embarque sur « Le Guichen » qui opère en Méditerranée.
Le mutiné :
Mai-juin 1919, il est l'initiateur de la révolte sur le Guichen (refus de transporter des troupes destinées à combattre la révolution russe et exigence du retour en France, la guerre de 14-18 étant finie).
Ramené à Brest, jugé et condamné avec une vingtaine d'autres mutins, il est condamné à 5 ans de travaux forcés. Après quelques mois passés à casser des cailloux au camp de Monsireigne (Vendée), il est déporté dans un bagne au Maroc (région de Kenitra) où il est à deux doigts de mourir (maladie consécutive à l'épuisement, la malnutrition et les mauvais traitements).
Il est rapatrié en France en 1921 suite à une amnistie.
Le militant communiste :
- 1924 : secrétaire de l'union Régionale des syndicats de Bretagne (CGTU).
En décembre, il anime la célèbre grève des sardinières de Douarnenez.
1930 : il dirige la fédération nationale des produits chimiques puis celle des ports et docks.
1936 : il est député communiste d'Aubervilliers.

 

Avril 1939 : il se trouve prisonnier, à Alicante, auprès des derniers républicains espagnols écrasés par Franco.
Le résistant :
Juin 1940 : il lance, de sa propre initiative, un « appel de Bordeaux » appelant à combattre l'occupant nazi.
Il organise la lutte armée et devient le commandant chef du comité militaire national (CMN) des FTP (francs-tireurs et partisans), cela jusqu'à la libération.
Le Ministre :
Ministre de l'air en septembre 1944
Ministre de l'armement en novembre 1945.
Ministre de la reconstruction, de janvier à mai 1947.
Le banni :
Exclu du bureau politique du PCF, en 1952, au terme d'un procès stalinien, en même temps qu'André Marty, l'autre (et premier) « mutin de la mer Noire ».
Exclu définitivement du parti en 1970.
L'écrivain :
Brisé par le procès kafkaïen que lui a fait l'appareil du parti, C.Tillon trouve refuge, aussitôt même, en 1952, à Montjustin, dans le Lubéron. Il y restera 10 ans, puis les 11 années suivantes à Aix-en-Provence, le temps que ses filles soient élevées. Il consacre sa retraite forcée à deux activités essentielles: transformer en maison habitable le tas de ruines qu'il a acheté et écrire pour rétablir la vérité. Ce sera : « Les FTP » (1962), « La révolte vient de loin » (1969), « Un procès de Moscou à paris » (1971).
Fin 1973, C. Tillon et sa femme Raymonde viennent s'installer en Ille-et-Vilaine, à la Bouëxière. C. Tillon écrit encore « On chantait rouge » (1977) et « Le laboureur et la République » (1983).
En 1986 (ou 1987), il revient à son ancienne « école d'industrie », Laënnec.

Il décède à Marseille le 13 janvier 1993.

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Charles Tillon est né le 3 juillet 1897 à Rennes (2 ans avant Jean Moulin et 7 ans après Charles de Gaulle)

 

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